Curriculum (Français) | Antonio Maria Baggio

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Curriculum (Français) 2018-01-30T11:58:14+00:00

CURRICULUM D’ANTONIO MARIA BAGGIO

PARCOURS DE VIE ET D’ÉTUDE

Je suis né à Cittadella (Padoue, Italie) le 25 janvier 1956. Marié, 4 enfants, deux petits-enfants. Vous pouvez me trouver (ou du moins pouvez-vous essayer) auprès de l’Institut Universitaire Sophia, via San Vito 28, Loppiano, 50063 Incisa Val d’Arno, (Firenze) Italie ; tel. 00.39 .055. 905.1500 ; antoniomariabaggio@iu-sophia.org

ÉTUDES UNIVERSITAIRES 

J’ai obtenu la maîtrise en philosophie à Padoue, avec une thèse sur La pensée de Karl Marx dans la critique catholique contemporaine, (publiée en 1980 dans le volume : De Da Marx a Cristo, de Città Nuova Editrice ; revue et republiée en 1990 dans Nuova Umanità, disponible sur le site) avec le professeur Enrico Berti comme directeur de maîtrise. Enrico Berti et Franco Chiereghin ont été les deux professeurs qui m’ont le plus formé lors de mes années à Padoue, le premier en particulier, sur les thèmes d’Aristote et le second sur ceux d’ Hegel. J’ai également eu Umberto Curi et Giuseppe Duso comme professeurs.

C’étaient les années du grand débat politique qui influençait fortement les études académiques.  Dans mon plan d’études étaient aussi présents des cours de la Faculté des Sciences Politiques où j’eus comme professeurs, Antonio Negri (Doctrine de l’État, Politique comparée), Luciano Ferrari Bravo, Sergio Bologna, qui représentaient une des expressions du néo-marxisme de l’époque et, surtout, l’historien Aurelio Macchioro (Histoire économique).

Une partie importante de mon plan d’études se déroula à l’Université La Sapienza de Rome, ayant comme professeurs Nicolao Merker, Lucio Colletti, Antonio Capizzi, Massimo Finoia, Vittorio Somenzi, Emilio Garroni. A Rome, j’étudiais au ‘’Centre d’Études Marxistes’’ du prof. Gustav Wetter SJ, dans la bibliothèque de l’Université Pontificale Grégorienne. Je dois également beaucoup à l’intelligence et à la patience du prof. Paul-Dominique Dognin OP, que j’allais trouver pour de longues conversations, à l’Université Saint Thomas.

Entre 1975 et 1978 je fréquentai aussi la Faculté de théologie de l’Université Pontificale du Latran, pour avoir une formation sur des thèmes – autant philosophiques que théologiques – qu’on ne pouvait pas rencontrer dans les universités de l’État, en passant une vingtaine d’examens du Baccalauréat.

En 1987-’88, j’ai obtenu la Licence en Philosophie à l’Université Pontificale Grégorienne, avec un plan d’études personnalisé, guidé par le prof. Salvino Biolo. C’est au cours de ces années-là qu’advint la réelle ouverture à la pensée d’Augustin (surtout grâce à Salvino Biolo) et de Thomas (prof. José Antonio Izquierdo Labeaga) et l’introduction aux Sciences de la religion, par le biais du prof. Giovanni Magnani et du prof. Mariasusai Dhavamony.

Beaucoup plus tard, j’ai obtenu le Doctorat en Philosophie (2001-2005), à l’Université Pontificale Saint Thomas de Rome, avec une thèse consacrée à la composante philosophique de la Doctrine sociale chrétienne, directeur de thèse le prof. Alfred Wilder, publiée avec le titre Éthique et économie. Vers un paradigme de fraternité. Du programme du Doctorat, j’ai particulièrement apprécié les leçons de philosophie antique du prof. Bernard T. Vinaty et de Madame Le professeur Françoise Lamoureux.

La personne de Giuseppe Maria Zanghì fut déterminante tout au long de ma période de formation, en particulier dans les années 1975-1978 durant lesquelles je vécus avec lui au ‘’Centre Gen’’, l’organisme central du Mouvement Gen, l’élément jeune du Mouvement des Focolari. Le rapport avec lui est devenu toujours plus profond, jusqu’à sa mort en janvier 2015.

ENSEIGNEMENT

J’ai enseigné pendant quelques années dans les écoles supérieures romaines et fait le service militaire (1978-1983). J ‘ai quitté l’enseignement pour entrer à la rédaction du périodique bimensuel ‘’Città Nuova’’, où je me suis occupé de culture et de politique jusqu’à la fin 2007. Pour ‘’Città Nuova’’, j’ai été l’ envoyé spécial dans différents pays parmi lesquels l’Union Soviétique, la République Démocratique Allemande, la Tchécoslovaquie, la Pologne, la France, l’Égypte, les États-Unis. Le directeur Guglielmo Boselli a réussi à me faire sortir de la tour d’ivoire de la technicité philosophique, afin de rendre mes textes comestibles pour nos lecteurs. Gino Lubich, qui m’honora de son amitié, me rappelait presque quotidiennement ce que lui avait enseigné Davide Lajolo à la rédaction de « L’Unità » de Milan, dans l’après-guerre : «ce que tu écris, le charretier doit pouvoir le comprendre !». Il ne s’agit pas seulement de ‘’technique d’écriture’’, mais de comprendre les choses tellement profondément à réussir à les dire simplement. Mon autre point de référence à Città Nuova fut Gabriele Marsili, qui travaillait à la mise en page et à l’illustration de mes articles en y mettant autant de soin que moi pour les écrire et m’a soutenu dans plusieurs moments difficiles. Les articles sont tous scannés et disponibles sur le site.

En avril 2007, j’ai quitté la rédaction de ‘’Città Nuova’’ et j’ai pris la direction de la revue bimestrielle ‘’Nuova Umanità’’ jusqu’en 2014. J’avais collaboré à ‘’Nuova Umanità’’ comme secrétaire de rédaction, sous la direction de Giuseppe Maria Zanghì, depuis sa conception (1978).

Parallèlement à l’activité journalistique, je continuais à développer les études académiques. En 1992, je fus appelé à l’Université Pontificale Grégorienne par le Prof. Giovanni  Magnani (pour l’Institut des Sciences Religieuses) et par le Prof. Peter Henrici (pour la Faculté de Philosophie), pour l’enseignement de l’ ‘’Éthique sociale’’, qui fut mon enseignement universitaire principal pendant les 16 années à la Grégorienne. Giovanni Magnani fut mon mentor à la Grégorienne ; il n’était pas seulement un professeur, mais aussi un fondateur, un homme de l’Esprit, un combattant. Le Recteur de la Grégorienne était alors le P. Giuseppe Pittau, une grande âme qui m’enseigna des choses importantes. Je suis reconnaissant vis-à-vis de la Grégorienne non seulement parce qu’elle m’a  enseigné le ‘’métier’’, mais plus encore pour m’avoir permis de rencontrer de telles personnes. Je collaborai surtout avec l’Institut des Sciences Religieuses jusqu’en 2002 ; depuis lors, j’entrai en force à la Faculté de Philosophie.

Le fait académiquement le plus significatif de cette période a été la conception et la réalisation – avec les amis, le prof. Sandro Barlone SJ et Madame le professeur Giorgia Salatiello  de ‘’Laikos’’, un nouveau parcours biennal d’études interdisciplinaires de l’Institut des Sciences Religieuses ; au sein de celui-ci, j’ai dirigé le Diplôme biennal en ‘’Éthique publique’’.

Une fois conclue l’a.a. 2008, je quittai le Grégorienne et commençai à enseigner dans le nouvel Institut Universitaire Sophia à Loppiano (Florence), participant ainsi à sa fondation voulue par Chiara Lubich. Cet Institut est l’expression sur le plan académique de l’ ‘’Ecole Abbà’’, le Centre d’Études interdisciplinaires que Chiara avait commencé en 1990 auquel elle m’appela – pour la Politologie – en 1998. Ce fut dans ce contexte-là que se développa le parcours principal de recherche dans lequel je suis actuellement engagé : les implications politiques de l’idée de fraternité.

Naturellement, entre 1978 et 2008, beaucoup d’autres choses sont advenues ; pour celui qui le souhaite, il trouvera une information plus détaillée dans d’autres parties du site.

Ci-dessous, je me limite à rappeler brièvement :

1 – mes principaux thèmes d’étude ;

2 – quelques expériences et quelques aspects relatifs à mon engagement public.

LIGNES DE RECHERCHE

1) Marxisme et critique de l’idéologie

La recherche commence dans le contexte historique des années soixante-dix en Italie et en Europe ; années dans lesquelles le débat idéologique et politique est très brûlant et rarement seulement académique. Le point d’intérêt central de l’époque est l’analyse du marxisme ; l’étude est développée soit du côté des aspects théoriques, soit en ce qui concerne une analyse de la pratique inspirée par des idéologies politiques. Il s’ensuit, avec le temps, un intérêt toujours plus grand pour la critique des formes idéologiques de la pensée et pour le rapport entre politique et éthique. L’enseignement d’un sujet tel que «Structure et critique de la pensée idéologique et des nouvelles idéologies», créé à l’Institut universitaire de Sophia, est une expression de cette ligne de recherche.

Le premier ouvrage important dans ce sens est Da Marx a Cristo (Città Nuova Editrice, Rome 1980, pp. 181).

La partie spéculative de ce travail – repensé et corrigé – sera reproposée dix ans plus tard, avec un nouveau titre : Per la critica dell’ideologia. La critica cattolica a Karl Marx. Saggi di lettura (Pour la critique de l’idéologie. La critique catholique à Karl Marx. Essais de lecture), dans un volume dans lequel je m’occupais de la crise des régimes socialistes de l’Europe de l’Est : Il travaglio dell’Est europeo (Le tourment de l’Europe de l’Est=, numéro spécial de ‘’Nuova Umanità’’ XII (69-70,1990) pp. 180.

A l’intérêt pour la philosophie politique se connectent d’autres travaux, qui souvent saisissent l’occasion de problématiques d’actualité pour s’avancer dans la racine théorique des problèmes. Parmi les travaux concernant le terrorisme et les problématiques politiques en Italie : Sulla storia della lotta armata (A propos de l’histoire de la lutte armée), ‘’Nuova Umanità’’ 51 (1987) 97-105 ; Dopo il ’68: dimensioni dell’agire politico (Après ‘68 : dimensions de l’agir politique), ‘’Nuova Umanità’’ 62 (1989) 3-16 ; Il partito di ispirazione cristiana in Italia. Un problema morale (Le parti d’inspiration chrétienne en Italie. Un problème moral), ‘’Nuova Umanità’’ 62 (1989) 31-56 ; I cattolici nella politica italiana. Un contributo metodologico per il discernimento (Les catholiques dans la politique italienne. Une contribution méthodologique pour le discernement), ‘’Nuova Umanità 101 (1995) 45-48 [révision du texte, publié contemporainement par la Conférence Épiscopale Italienne : Intervento sull’impegno socio-politico dei credenti (Intervention sur l’engagement socio-politique des croyants), en Conférence Épiscopale Italienne, Il Vangelo della carità, ispirazione centrale e unificante del convegno ecclesiale (Palermo 1995) (L’Évangile de la Charité, inspiration centrale et unifiante du congrès ecclésial (Palerme 1995), Cahier n° 3), Rome 1995, 45-53].

2) Idéologies et symboles

L’approfondissement des thématiques concernant la fondation des doctrines politiques a ouvert, à un certain moment, deux directions d’enquête.

La première ligne de recherche étudie le rôle du langage et de la pensée symboliques dans les récits originaux des différentes cultures et leur présence dans le discours politique. Avec le temps, j’ai compris l’importance et la profondeur de cette relation, dans laquelle le contenu des archétypes originaux des civilisations se manifeste et s’actualise. Dans cette direction s’inscrit l’étude de quelques aspects de la pensée gnostique et ésotérique contemporaine, et l’approfondissement de la pensée Idéologique  dans son application externe au milieu strictement politique et qui investisse plutôt, l’aspect religieux et moral. Dans ce contexte, la confrontation a été importante avec un des plus grands penseurs ésotériques du XXème siècle, René Guénon, qui a porté à une étude en deux parties : René Guénon e il cristianesimo. Considerazioni su una gnosi contemporanea (René Guénon et le christianisme. Considérations sur une gnose contemporaine), ‘’Nuova Umanità’’ 54 (1987) 25-46 ; René Guénon e il cristianesimo. Ermeneutica dei simboli e realizzazione spirituale (René Guénon et le christianisme. Herméneutique des symboles et réalisation spirituelle), ‘’Nuova Umanità’’ 67 (1990) 47-74.

Successivement, les instruments construits à travers l’étude de Guénon ont été appliqués à l’analyse – du point de vue idéologique – d’une forme contemporaine d’ésotérisme, susceptible d’importantes conséquences pour l’éthique sociale : L’ideologia New Age,  (L’idéologie New Age), dans E. Fizzotti, M. Fuss, P. Vanzan, A.M.Baggio, La dolce seduzione dell’Acquario (La douce séduction de l’aquarium), LAS, Rome, 1996, p. 103-149. Dans le volume Il Nome dell’altro. Percorsi nella cultura del consumo (Le Nom de l’autre. Parcours dans la culture de la consommation), Città Nuova, Rome 1995, pp. 136, on a pris en considération la pénétration de la dimension idéologique – au détriment

de la dimension éthique – dans les comportements quotidiens de masse ; ce phénomène présente aussi un aspect concernant l’utilisation des facultés cognitives, comme on le souligne dans : Intelligenza e simbolo: un approccio filosofico, in La Vergine del latte. Dal presimbolico al simbolico, a cura di L. Ancona, E. De Rosa, C. Fischetti, Cosmopoli, Bologna 1996, pp. 91-106 (Atti del Congresso Internazionale su “Il passaggio dal pre-simbolico al simbolico. La modulazione della sofferenza somatopsichica nell’età evolutiva quale premessa per la difesa dei diritti del bambino, Università Cattolica del Sacro Cuore, Roma) (Intelligence et symbole : une approche philosophique, dans La Vierge du lait. Du pré-symbolique au symbolique).

3) Éthique sociale et doctrine sociale chrétienne

L’approfondissement de la critique au marxisme et, plus en général, à la pensée idéologique, a bien vite fait émerger l’exigence de parvenir à une conception non idéologique du social et de la société. Cette ligne de recherche, concernant l’éthique sociale et la confrontation avec la doctrine sociale chrétienne se développe à partir des années quatre-vingt et porte à un premier résultat avec le volume Lavoro e cristianesimo. Profilo storico e problemi (Travail et christianisme. Profil historique et problèmes), Città Nuova, Rome 1988 pp. 174, suivi de nombreux autres articles au cours des années quatre-vingt-dix. Les études des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix trouvent une synthèse dans les deux volumes : Lavoro e dottrina sociale cristiana. Dalle origini al Novecento (Travail et Doctrine sociale chrétienne. Des origines au XXe siècle), Città Nuova, Roma 2005, pp. 245 ; et Etica ed economia. Verso un paradigma di  fraternità  (Éthique et économie. Vers un paradigme de fraternité), Città Nuova, Rome 2005, pp. 270. Contemporainement aux deux volumes,  est également publiée l’œuvre multi-médiale Économie et Civilisation, qui expose, avec le propre langage audiovisuel, les contenus de l’éthique socio-économique. L’œuvre est composée de 4 DVD contenant 19 leçons, qui intègrent les interventions de 40 experts dans les disciplines afférentes à l’éthique économique. L’œuvre multi-médiale est l’expression de l’innovatrice expérience didactique développée dans ‘’Les écoles de formation à l’engagement social et politique ‘’ de la ‘’Fédération Res nova’’. On la rencontre en français dans ce site. Autres études sur la Doctrine sociale chrétienne : Il ritorno dell’etica: una lettura ragionata della crisi (Le retour de l’éthique : une lecture raisonnée de la crise), chez A.M. Baggio, L.Bruni, P. Coda, La crisi economica. Appello a una nuova responsabilità (La crise économique. Appel à une nouvelle responsabilité), Città Nuova, Rome 2009, pp. 11-38 ;  La Caritas in veritate e il pensiero della complessità (La Caritas in Veritate et la pensée de la complexité), dans ‘’Nuova Umanità’’XXXII (2010/4-5) 190-191, 477-492 ; I “principi non negoziabili”: verità e strumentalizzazioni (Les ‘’principes non négociables’’ : vérité et instrumentalisations), dans ‘’Nuova Umanità’’ XXXV (2013/2) 206, 135-152 ; In cammino col Dio pericoloso. La Chiesa trasformante di papa Francesco (En chemin avec le Dieu dangereux. L’Église transformante du pape François), dans ‘’Nuova Umanità’’ XXXV (2013/4-5) 208-209, 399-420.

4) Fraternité et politique

Un autre domaine d’intérêt concernant les fondements des doctrines politiques, se passe le long de la ligne d’intersection entre la philosophie et la théologie politique ; à cet aspect appartiennent des études telles que : Trinità e politica. Riflessione su alcune categorie politiche alla luce della rivelazione trinitaria, in Abitando la Trinità (Trinité et politique. Réflexions sur quelques catégories politiques à la lumière de la révélation trinitaire, dans En habitant la Trinité),  par P. Coda et L.Zak, Città Nuova, Rome 1998, p.173-236 (repérable aussi dans ‘’Nuova Umanità’’, XIX (1997/6) 114, p.727-797) ; Verità e politica (Vérité et politique), ‘’Nuova Umanità’’ XXII (2000/3-4) 129-130, 333-356.

Dans ce cadre, une plus récente direction de recherche concerne l’étude de quelques catégories considérées constitutives de la pensée politique, en particulier celle de la ‘’fraternité’’. A propos de cet aspect, on renvoie aux récentes publications sur la fraternité : Il principio dimenticato. Percorsi e prospettive della fraternità nella riflessione politologica contemporanea (Le principe oublié. Parcours et perspectives de la fraternité dans la réflexion politologique contemporaine), Città Nuova, Rome 2007 ; La fraternidad antagonista. La interpretación freudiana y la fundación de la sociedad igualitaria y conflictiva, dans A.M. Baggio [comp.], La fraternidad en perspectiva política. Exigencias, recursos, definiciones del principio olvidado, Ciudad Nueva, Buenos Aires 2009, pp. 201-251 ; A inteligência fraterna. Democracia e partecipação na era dos fragmentos, dans A.M. Baggio (organizador),  O principio esquecido/2. Exigências recursos e definições da fraternidade na politica, Cidade Nova, São Paulo 2009 pp. 85-130 ; édition italienne : L’intelligenza fraterna. Democrazia e partecipazione nell’età dei frammenti, dans D. Ropelato (Ed.), Democrazia intelligente. La partecipazione : attori e processi, Città Nuova, Rome 2010, pp. 131-178 ; Caino e i suoi fratelli. Il fondamento relazionale nella politica e nel diritto, Città Nuova, Rome 2012. Une bibliographie générale se trouve dans : The forgotten Principle : Fraternity in Its Public Dimension, dans ‘’Claritas. Journal of Dialogue and Culrure’’, Vol. 2 (2013), n°2, Article 8, pp. 35-52.

Dans le contexte de l’expérience de vie et de pensée concernant la fraternité , une rencontre qui a marqué profondément ma recherche et ma manière de penser a été celle avec la réalité de Haïti, en 2001 ; seulement après dix années, j’ai publié le fruit plus mûr de cette rencontre : Toussaint Louverture et l’existence politique du Peuple Noir, dans Toussaint Louyerture, Lettres à la France (1794-1798). Idées pour la libération du Peuple Noir d’Haïti. Introduction et appareil critique d’Antonio Maria Baggio et Ricardo Augustin, Nouvelle Cité, Paris 2011, pp. 11-141.

5) Études sur la pensée de Chiara

Un autre filon de recherche, conduit toujours sous le profil politologique, concerne les études sur la pensée charismatique de Chiara Lubich. A cet égard, on signale : Spirituality of unity in Politics, dans : Bhakti. Path Way to God. The Way of LoveUnion with God and universal Brotherhood in Hinduism and Christianity, K.J. Bharatiya Sanskriti Peetham (Mumbai, India) and The Centre for Interfaith Dialogue, Focolare Movement, Rocca di Papa (Rome), Somaiya Publications PVT. LTD, Mumbai-New Delhi 2003,  162-173 ; Meditazioni per la vita publica. Il carisma dell’unità e la politica, Città Nuova, Rome 2005 ; Il pensiero ‘’nuziale’’ de Chiara Lubich, dans ‘’ Nuova Umanità’’ XXX (2008/3) 177, 319-340 ; La Parola come prassi in Chiara Lubich, dans ‘’ Nuova Umanità’’ XXXI (2009/2) 182, 191-212 ; L’amore degli amori : la politica nella visione carismatica di Chiara Lubich, dans ‘’Nuova Umanità’’ XXXVI (2014/1) 211,  23-41.

ENGAGEMENT PUBLIC ET AUTRES EXPÉRIENCES DE TRAVAIL

2007-       En avril 2007, trois universités de Córdoba (Argentine), l’Université Nationale, l’Université Catholique, l’Université Blaise Pascal, déclarent « matière d’intérêt académique », le principe de fraternité, comme il est étudié dans le texte « Le principe oublié », publié à Buenos Aires l’année précédente. A partir de ce moment-là, le monde académique commence à s’ouvrir à la nouvelle perspective d’étude et est formé, surtout grâce à l’impulsion partie de quelques professeurs argentins, la ‘’Red Universitaria para el Estudio de la Fraternidad’’, qui se répand en quelques années dans toute l’Amérique Latine.
2005       Il participe à la fondation, à Rome, du Comité Sciences et Vie, avec Carlo Casini, Edoardo Patriarca, Maria Luisa Santolini. Membre de son Conseil directif, jusqu’à la conclusion de la campagne politique sur le Referendum sur la loi 40/2004 (Procréation médicalement assistée).
2002-08  Il collabore à la construction des réseaux des Écoles de formation politique de la ‘’Fondación Claritas’’ (Argentine) et de l’ ‘’Associação Civitas’’ (Brésil), sur base de l’expérience des Écoles Res nova.
2000-07Il collabore avec Chiara Lubich au développement, surtout du point de vue doctrinal, du ‘’Mouvement politique pour l’unité’’ (Mouvement des Focolari), fondé par Chiara Lubich le 2 mai 1996. De 2002 à 2007, il en est le coprésident avec Lucia Fronza Crepaz et avec Giuseppe Gambale. Le Mouvement politique pour l’unité est engagé, au niveau mondial, dans le développement d’une ‘’politique de communion’’ basée sur l’approfondissement théorique et sur la pratique politique de la fraternité universelle.
2002Cofondateur avec S.E. Mgr. Serge Miot, Archevêque de Port-au-Prince, de l’École de formation sociale et politique ‘’Toussaint Louverture’’ de Port-au-Prince. L’école est née en 2002, organisée par l’Archidiocèse de Port-au-Prince et par la Fondation Toni Weber, en lien avec les Écoles italiennes ‘’Res Nova’’. En un moment historique dans lequel le régime autoritaire de Jean-Bertrand Aristide devenait de plus en plus dur, l’École s’est donné comme objectif de former les jeunes à l’engagement social et politique, en contribuant à leur fournir la préparation éthique et culturelle afin qu’ils puissent – selon leurs libres choix – se mettre au service du bien commun, de développement et de l’unité du corps social de Haïti. L’École est actuellement toujours active.
2001  Sous le mandat de Chiara Lubich, il fonda le Mouvement politique pour l’Unité en Tchéquie, Slovaquie, Argentine.
1999-  Il devint président de la Fondation Tony Weber (Entité morale avec décret du Ministre de l’Intérieur italien du 2 septembre 1997). La Fondation s’occupe de la formation (en particulier sociale et politique) des jeunes en Italie et dans le monde et s’engage en projets de recherche et sensibilisation de l’opinion publique sur des sujets politiques d’importance éthique. La Fondation s’est engagée, en particulier, à partir de 2000, dans le développement du ‘’Projet Fraternité’’, qui a pour but de développer la théorie et la procédure de la fraternité dans l’espace public.
1997-99    De 1997 à 1999, avec  Carlo Casini, président du « Mouvement pour la vie », avec la consultance de Mme le prof. Maria Luisa Di Pietro, la Fondation Nuovo Millennio réunit un groupe transversal de parlementaires engagés dans l’iter de la loi sur la procréation médicalement assistée en Italie. Le groupe, principalement composé de Députés de la Commission des Affaires sociales de la Chambre, commence ses travaux au siège de l’École romaine Res Nova, à cette époque-là située à la Place de l’Horloge et continue à travailler jusqu’à l’approbation, de la part de la Chambre, du texte de loi soutenu par lui. Le groupe transversal des députés se rencontre avec une mobilisation des citoyens , animée, en particulier, par les Écoles de la Fédération Res Nova. Une telle loi fut successivement bloquée au Sénat, mais l’expérience de la construction du mouvement transversal à la Chambre des Députés et des nouvelles formes de participation des citoyens organisés, constitue une importante expérimentation de rencontre entre démocratie représentative et démocratie directe. L’engagement pour la loi est assumé , depuis 1999, par la Fondation Tony Weber.
1995-99  Secrétaire général de la Fondation Nuovo Millennio (Entité morale avec décret du Ministre pour les Biens culturels et Environnementaux italien, 28 septembre 1994). Sous son secrétariat, la Fondation s’engage particulièrement dans le développement des Écoles Res nova et dans l’action publique sur des thèmes de bioéthiques, en collaborant avec des membres du Parlement italien et organisant des formes de participation de la citoyenneté aux décisions publiques.
1994-07En 1994, il fonde  ‘’Res Nova. École de politique à Rome’’. L’école entend fournir une préparation spécifique aux jeunes – essentiellement déjà diplômés – qui veulent se consacrer à l’engagement politique, ou qui ont besoin d’une compétence politique pour mieux accomplir la propre activité professionnelle ou les propres missions dans le cadre d’associations culturelles, ecclésiales, de volontariat. Selon le modèle de ‘’Res nova’’, naissent 12 autres écoles en Italie, unies dans la ‘’Fédération Res nova’’ dont il devient Président. En 2000, les écoles aboutissent dans le ‘’Mouvement pour l’unité’’ fondé en 1996 par Chiara Lubich.
1983-07  Rédacteur du périodique ‘’Città Nuova’’, pour lequel il est chef de service du secteur ‘’Culture’’ et commentateur politique. Pour ce titre de presse recouvre différentes missions, en particulier comme envoyé spécial en Italie et dans d’autres pays (Tchécoslovaquie, Union Soviétique, République Démocratique Allemande, Pologne, France, Égypte, États-Unis).
1978-92     Secrétaire de rédaction de la revue ‘’Nuova Umanità’’.
1978-83    Il enseigne dans différentes écoles supérieures à Rome. Il est habilité à l’enseignement des ‘’Sciences humaines et histoire’’ dans les écoles supérieures italiennes.